Retour sur la conférence The Brain, beyond neurons

Organisateurs : María Cecilia Angulo, Etienne Audinat, Serge Charpak (INSERM U1128)

Partenaires : ENP, ARSEP, de l'Université Paris Descartes et FRN 3636

Le colloque « The Brain, beyond neurons », tenu le 11 et 12 mai 2015 à Paris, a permis à de nombreux scientifiques français et étrangers de trouver un espace commun pour promouvoir les échanges entre les spécialistes de ce domaine moins classique des Neurosciences. Cette rencontre scientifique a réuni 130 participants venus de plusieurs régions en France, mais aussi des Etats Unis, d'Italie, d'Angleterre, d'Allemagne et des Pays-Bas. Douze orateurs étrangers et huit orateurs français, experts mondiaux dans leur domaine, ont été invités grâce au soutien de « l'Ecole des Neurosciences de Paris » (ENP), de la « Fondation pour la recherche contre la sclérose en plaques » (ARSEP), de l'Université Paris Descartes et de la « Fédération de Neurosciences » des Saints-Pères (FRN 3636). Ils ont fait le point sur leurs découvertes récentes, publiées ou encore non-publiées, sur le rôle de la microglie dans la régulation de la transmission synaptique, sur la communication entre les neurones et les progéniteurs gliaux dans le contrôle de la (re)myélinisation, sur le rôle des pericytes dans le contrôle de la microvasculature et sur de nouveaux rôles des astrocytes dans le cerveau. Cette diversité de sujets ont été abordée avec des travaux mettant en œuvre des techniques de pointe comme l'optogénétique, la microscopie deux-photons et de nouvelles approches moléculaires. De plus, quatre jeunes scientifiques, étudiants et post-doctorants, ont pu exposer leur travail original sur ces différents domaines. Les discussions ont été animées et enrichissantes. Ces échanges ont été enrichis par trente-cinq communications affichées, présentées par les étudiants, les post-doctorants et les chercheurs.

Le système nerveux central contient non seulement des neurones, mais aussi plusieurs autres types de cellules, dont les cellules gliales, leurs  progéniteurs, et les cellules du système vasculaire. L'étude de ces cellules non-neuronales s'est fortement développée en Neuroscience dans les vingt dernières années après les découvertes révélant que ces cellules détectent et, dans certaines cas, modulent l'activité neuronale. Différentes études montrent que les cellules non-neuronales participent activement à divers processus mentaux comme la formation de la mémoire. Elles sont également altérées dans de nombreuses pathologies comme la sclérose en plaques ou la schizophrénie. Aujourd'hui nous savons que les interactions entre neurones et cellules non-neuronales assurent le bon fonctionnement du cerveau.