Troubles des apprentissages : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie

Une équipe de l'Inserm à Toulouse a identifié dans le cerveau une zone spécifique de l'écriture. Une découverte intéressante pour les chirurgiens qui doivent opérer des patients atteints de tumeur cérébrale, mais aussi pour les chercheurs qui tentent de comprendre le problème de l'écriture chez les personnes dyslexiques.

Du cerveau à la pointe du crayon

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Lire, écrire, compter, ces apprentissages sont la base du cursus scolaire. Un enfant connaissant des difficultés en ces domaines court un risque accru de marginalisation, voire de stigmatisation, et une difficulté ultérieure d’insertion sociale.

Les principaux troubles des apprentissages scolaires sont la dyslexie (trouble spécifique de la lecture), la dyscalculie (trouble spécifique du calcul) et la dysorthographie (trouble spécifique de l’expression écrite).

Enregistrement de l'activité cérébrale par TEP (tomographie par émission de positons) dans un groupe de dyslexiques pendant la lecture d'une suite de mots. Une région du lobe temporal gauche est moins active que celle d'un sujet normal.
Enregistrement de l'activité cérébrale par TEP (tomographie par émission de positons) dans un groupe de dyslexiques pendant la lecture d'une suite de mots. Une région du lobe temporal gauche est moins active que celle d'un sujet normal.

Les hypothèses avancées par les chercheurs

Pourquoi certains enfants éprouvent-ils des difficultés pour apprendre à lire, écrire ou calculer ? Les travaux de recherche sur les troubles des apprentissages concernent essentiellement la dyslexie. La présence d’un dysfonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans la phonologie (représentation et traitement des sons de la parole) est aujourd’hui la cause la plus couramment admise de la dyslexie. Cependant l'association fréquente de la dyslexie avec d'autres troubles du développement incite les chercheurs à explorer d'autres pistes On a ainsi souligné l’importance de la dimension visuelle (analyse spatiale de la séquence des lettres dans le mot), du traitement temporel (rapidité des informations transmises dans la parole), des déficits plus larges de coordination motrice ("hypothèse cérébelleuse"). 

Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)
Les mécanismes de la dyslexie selon la théorie phonologique (extrait de l’Expertise collective Inserm, 2007, p. 514)

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